Repères historiques
Dès l'antiquité, le sport hippique fait partie des loisirs appréciés. En Grèce,
les courses montées ou attelées sont pratiquées, tandis qu'à Rome, la population
préfère nettement les courses attelées : les fameuses courses de chars.
Les courses de chevaux tombent en désuétude en Occident avec la montée du
christianisme, mais durent jusqu'à la fin du XIIe siècle
siècle à Byzance.
Les rois de France et d'Angleterre se disputent la paternité de la rénovation
des courses hippiques au XVIIe siècle
siècle, mais il semble que Louis XIV tienne la corde. Les hippodromes se
multiplient aux XVIIIe et XIXe siècle
: le sport hippique est clairement le sport le plus regardé durant cette
période sur les deux rives de la Manche.
Les courses de trot sont pratiquées en France depuis 1836. La pemière épreuve
de ce type se tient le 25 septembre 1836 sur la plage de Cabourg. Devant
le succès rencontré, l'Hippodrome de la Prairie (Caen) reçoit les premières
réunions hippiques de trot les 26 et 27 août 1837. Cette formule s'étend
progressivement à la Basse-Normandie durant les années 1840 puis à l'ensemble
de la France. Les premières courses de trot en Île-de-France se tiennent
en 1878 à l'Hippodrome de Maisons-Laffitte. Depuis, l'Hippodrome de Vincennes propose
des courses de trot et devient le "temple du trot".
Après la Seconde Guerre mondiale, le monde des courses de plat évolue avec
le développement important des courses de pur-sang aux États-Unis, au Japon,
à Hong-Kong et à Dubaï. Pour sa part, le monde du trot reste essentiellement
centré sur l'Europe, avec la France, la Suède et l'Italie comme places fortes,
et les États-Unis et le Canada pour le continent américain.
Les courses hippiques
On distingue plusieurs types d'épreuves dans les courses hippiques.
Les épreuves de trot
Préparation du sulky pour le trot attelé
Positions derrière l'autostart
Le trot attelé 
Le driver est assis sur un sulky tracté par le cheval. Le cheval
doit trotter le plus vite possible pour atteindre le premier la ligne d'arrivée,
mais il ne doit en aucun cas se mettre au galop, sous peine de disqualification.
Le départ se prend de deux manières : soit derrière l'autostart, soit en faisant
une volte.
L'autostart est une voiture équipée à l'arrière de deux barrières (une à gauche,
l'autre à droite du véhicule). Sur ces barrières, on retrouve les numéros
des chevaux, qui doivent se positionner derrière. Le n°1 est à la corde,
le n°9 à l'extérieur, et les numéros 10 à 18 sont placés sur une seconde
ligne. Le n°1 a un trajet plus court, mais risque d'être enfermé par les
autres concurrents, alors que le n°18 a le double désavantage d'être en
seconde ligne et à l'extérieur, ce qui l'oblige à l'effort maximal. L'autostart
roule à vitesse réduite, et lorsque tous les chevaux sont en position et
trottent derrière lui, il accélère pour les libérer et lancer ainsi la course.
La volte est une particularité française. Les concurrents n'ont pas de place
attribuée à l'avance, et les drivers doivent partir de façon synchronisée.
Le principe est de partir perpendiculairement à la piste, et lorsqu'on estime
que tout le monde est à sa place, on fait faire un quart de tour au cheval
pour se lancer sur la piste. Les commissaires lancent un compte à rebours
et assurent la régularité du départ, aidés par des faisceaux lasers. Si
le faisceau est coupé prématurément, c'est un faux-départ. En France, depuis
le printemps 2008, l'auteur d'un faux-départ est sanctionné par l'obligation
de partir derrière un concurrent. S'il ne s'exécute pas, il est disqualifié.
Les épreuves de trot attelé les plus prestigieuses sont classées en Groupe
I. C'est le cas notamment du Prix d'Amérique (France), de l'Elitloppet (Suède)
et de l'Hambletonian (États-Unis), trois des courses les plus célèbres de
la planète. On trouve ensuite les épreuves de Groupe II (Prix de Washington
par exemple) puis celles de Groupe III, tel le Prix de Genève. Il existe
beaucoup d'autres courses, mais leur niveau ne leur permet pas d'avoir le
statut de course de Groupe. Ce statut est revu chaque année, et certaines
courses, de temps à autre, gagnent ou perdent un rang dans la hiérarchie.
Le trot monté 
Le trot monté est peu répandu : On le retrouve essentiellement en France et
en Belgique. Dans ce type d'épreuve, le jockey est assis directement
sur le cheval sellé. Il y a deux façons de monter : la monte dite traditionnelle,
et la monte en avant (le jockey se colle le plus près possible
de la tête du cheval). Le principe de la course est d'atteindre le poteau
d'arrivée le premier, tout en restant au trot. Si le cheval se met au galop,
il est disqualifié. Les temps réalisés au trot monté sont moins bons que
ceux du trot attelé. L'épreuve-reine du trot monté est le Prix de Cornulier.
Les épreuves de galop
Course de plat sur l'hippodrome de Munich
Le plat 
Le principe de la course de plat (ou galop) est, a première vue, très simple
: partir au galop, et franchir le poteau d'arrivée le premier.
Les distances de course sont variables, de 900 (quelques courses pour deux
ans) à 4 000 mètres (par exemple la Gold Cup en Angleterre), mais le plus
souvent comprises entre 1 600 et 2 400 mètres, le mile anglais étant la
référence historique, avec ses 1 609 mètres.
Les chevaux prennent le départ dans des stalles, c’est-à-dire des boîtes dans
lesquelles ils rentrent et qui s'ouvrent automatiquement lorsque le départ
est donné.
Cependant, pour obtenir une course disputée, il faut que tous les concurrents
puissent s'exprimer, même si leur potentiel est moindre. C'est le principe
du handicap : avant la course, le handicapeur attribue à chaque cheval un
certain poids qu'il va devoir porter tout au long de la course.
Les poids sont répartis en fonction des résultats des chevaux, et varient
entre 50 et 62 kg en France (les chiffres et unités de poids changent selon
les pays). Ainsi, le cheval vainqueur d'une course recevra une charge supplémentaire
pour la course suivante. Au contraire, un cheval faisant une piètre course
se verra retirer du poids pour la suivante. L'objectif est donc d'obtenir
la course la plus serrée possible.
Lors de la course, il faut également prendre en compte l'importance de la
corde. En effet, les chevaux, suite à un tirage au sort, obtiennent un numéro
qui désigne leur stalle de départ. Le n°1 se retrouve à la corde, le n°18
complètement à l'extérieur, ce qui signifie qu'il devra parcourir une plus
grande distance dans les virages. C'est donc un élément important, qui peut
parfois coûter la victoire.
La course de plat la plus célèbre est le Prix de l'Arc de Triomphe. Il existe
d'autres courses très prestigieuses notamment en Angleterre, en Irlande,
en Allemagne, en Italie, aux États-Unis, au Japon, à Hong-Kong et à Dubaï.
Il existe une hiérarchie des courses à travers la planète. Les courses les
plus prestigieuses sont classées en Groupe I (Prix de l'Arc de Triomphe,
Derby d'Epsom, Dubaï World Cup par exemple), puis on trouve les courses
de Groupe II, les courses de Groupe III, puis les Listed-Race, les handicaps,
les prix de série et enfin les courses à réclamer. À noter que sur le continent
américain, on utilise le même système de classement, mais dans certaines
conditions le terme de Groupe peut-être remplacé par celui de Grade.
L'obstacle 
Il existe trois types de courses d'obstacles : les haies,
le steeple-chase et le cross-country.
Pour ces courses, le principe est le même que les courses de plat : partir
au galop avec un certain poids attribué par le handicapeur, et franchir
le poteau d'arrivée le premier.
Il y a cependant des différences notables avec le plat. D'abord, le départ
se fait derrière des élastiques, et non dans des stalles. Ensuite, la piste
est parsemée d'obstacles que les chevaux doivent franchir. Enfin, la distance
est beaucoup plus importante, ce qui implique pour les chevaux d'avoir une
bonne endurance, la vitesse de pointe ne suffisant plus.
Dans les courses de haies, les obstacles sont relativement
modestes, il s'agit de haies de buisson. La distance de course varie entre
3 000 et 5 000 mètres, mais la majorité des courses se court sur 3 500 à
3 600 mètres.
Pour le steeple-chase, les obstacles sont plus hauts et plus
complexes, avec notamment le fameux saut de la rivière des tribunes à Auteuil par
exemple. De plus, la distance est plus importante, avec en moyenne 4 300
à 4 400 mètres à parcourir, même si certaines courses sont plus longues
encore (5 500 mètres).
Les courses de steeple-chase les plus prestigieuses sont le Grand Steeple-Chase
de Paris en France, le Nakayama Grand Jump (course la mieux dotée) au Japon et
le Grand National de Liverpool, la plus mythique.
Enfin, le cross-country est l'épreuve d'obstacle la plus
difficile avec des obstacles naturels divers et variés mais toujours impressionnants
(open-ditch, contre-bas, contre-haut, douve, rivière...) et une distance
très importante, entre 5 000 et plus de 7 000 mètres (7 300 mètres pour
le Prix Anjou-Loire Challenge au Lion d'Angers). C'est donc l'épreuve la
plus exigeante et la plus dangereuse, aussi bien pour les chevaux que pour
les cavaliers.
Source de base: Wikipédia
- Sport hippique
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